Danger : biais de disponibilité

Un article qui remue les idées, dans de Pour la Science d’août 2015 : « Le danger invisible de l’hôpital » : la probabilité d’être victime d’un attentat en Tunisie, pour un des quelques touristes européens qui y vont encore, est bien moindre que celle d’avoir un accident de voiture en France ou d’attraper une infection nosocomiale.

En laissant de côté la question de la « probabilité conditionnelle » (autrement dit, en supposant un individu s’exposant de même à ces différents risques), l’auteur explique que nous sommes sujets au « biais de disponibilité », défini par les psychologues comme « la tendance à estimer une probabilité à partir de la facilité avec laquelle on retrouve en mémoire des exemples illustrant l’événement [correspondant] ».

D’une certaine manière, il est plutôt heureux qu’en franchissant le seuil (debout ou allongé) d’un hôpital nous n’ayons pas aussitôt peur d’attraper une des pires maladies…

Cette tactique de l’autruche mise à part, ce que montre l’auteur c’est que, d’une manière générale, nos échelles de peur sont très éloignées de la rationalité !

On peut même s’interroger sur le rapport qui existe entre les croyances humaines et la rationalité !

Merci à Gérald Bronner pour sa rubrique, plutôt discrète dans le magazine, mais très souvent éclairante.

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