Le blog de Xavier a migré !

Les blogs du journal Le Monde ferment, le blogdexavier a donc migré. L’opération s’est plutôt bien passée… à part qu’il a fallu reconstruire la présentation de base (les « widgets »). Le texte et les média ont l’air d’avoir suivi, en revanche sur la mise en forme ça pêche un peu… on voudra bien nous excuser les titres trop gros, les encadrements qui parfois virent sur le côté…

Evidemment, les outils de WordPress se sont grandement améliorés ; avec en particulier un nouvel éditeur « par blocs » (même si l’ancien reste disponible). Il va me falloir m’y accoutumer si je veux à nouveau produire.

Si jamais vous passez par là, c’est une grande chance pour moi (le blog n’est plus guère visité). Je vous souhaite bonne lecture !

Mon expérience de pianiste tardif

Un sujet qui me tient particulièrement à cœur, et sur lequel j’ai dépensé beaucoup d’énergie depuis plusieurs années : commencer le piano à un âge mûr, des questions qui laissent le professeur perplexe, des tentatives d’explication, des voies de solutions…

Avec une introduction : Mon expérience de pianiste tardif, qui ouvre la voie vers une découverte documentaire fructueuse, suivie de mon analyse des difficultés spécifiques de cet instrument… et, à venir, quelques indications sur la méthode qui m’a permis de sortir de l’impasse.

Bonne lecture… si jamais certains sont intéressés !

Internet et désinformation

Dans le numéro de février 2016 du magazine Pour la Science, un article : Désinformation sur les réseaux sociaux : ce que révèlent les statistiques et une interview du sociologue préféré du magazine : « Il faut réguler le marché de l’information sur Internet », sur ce sujet actuellement brûlant du rôle d’Internet dans la désinformation ambiante.

L’article pourra être d’un abord malaisé pour ceux qui ne pratiquent pas les réseaux sociaux. Basé sur des analyses statistiques de données collectées sur le Facebook italien, il produit des résultats remarquables, soit qu’ils confirment l’intuition, comme par exemple le fait que les Internautes se regroupent (liens « amis », mentions « j’aime ») dans des agrégats d’autant plus compacts qu’ils sont irrationnels, soit qu’ils surprennent davantage : tenter de convaincre un adepte de théories conspirationnistes en lui opposant de l’information rationnelle est contreproductif, dans une forte proportion des cas il se replie d’autant sur sa croyance infondée !

Comme l’explique notamment Gerald Bronner dans l’interview, ces phénomènes sont inhérents aux mécanismes actuels des réseaux sociaux, qui tendent à confronter les individus aux informations et aux membres similaires à ce qui a été déjà vu. Ceux-ci constituent une formidable caisse de résonnance des biais cognitifs, auxquels nous sommes tous sujets, tels que le biais de confirmation : « chacun tend à privilégier les informations qui confirment ses opinions ou sa vision du monde, et à négliger ou ignorer celles qui les contredisent » (citation de l’article), et le biais de disponibilité : « tendance à estimer une probabilité à partir de la facilité avec laquelle on retrouve en mémoire des exemples illustrant l’événement [correspondant] », dont nous avions parlé ici : Danger : biais de disponibilité.

Le sociologue évoque quelques voies face à cette situation: « rétablir une forme d’équilibre […] ; un point central est l’architecture des choix proposés aux internautes, point sur lequel les géants du Web sont à même d’intervenir ». Il parle enfin « d’une révolution pédagogique, où l’on intégrerait aux programmes scolaires une initiation aux biais cognitifs », il semblerait que ce soit un sujet d’actualité au ministère…

Il faut souligner la remarquable initiative du journal Le Monde, qui, après un an de préparation, met à disposition le Décodex: vérification de sources d’informations, pages Facebook et chaînes YouTube.

Deux jours après son lancement, un premier point de situation était fait : Décodex : vos questions, nos réponses, qui semble bien aller dans le sens de la voie pédagogique évoquée ci-dessus : « des centaines d’enseignants nous ont contactés après notre article annonçant notre volonté de les accompagner dans l’éducation aux médias. »

On peut regretter que l’extension n’existe que pour Chrome et Firefox, certains risquent de s’arrêter là – notamment des parents, au premier chef concernés puisque c’est eux qui donnent accès au Web à leurs enfants…

Captivé par l’oreille !

Certes ma production a beaucoup faibli, depuis début 2016 !!

En fait, en renouvelant une fois de plus, en mars 2016, une recherche documentaire sur les théories de l’audition, j’ai enfin découvert le trésor !

J’ai toujours trouvé que les explications habituelles de l’audition étaient en contradiction avec des constations pourtant simples que je faisais en tant que musicien amateur. Le papier que j’ai découvert alors en donne une explication cette fois tout à fait conforme à mes constats ! Il s’agit en fait d’une théorie élaborée dans les années 1980, quasi inconnue du monde de la recherche – sauf de quelques-uns qui se sont employés à la faire oublier…

Je me suis alors lancé dans la rédaction d’une série d’articles chapeautés par : La Théorie de l’Echantillonnage Cochléaire, commençant par en faire un résumé (qui lui manquait cruellement), puis m’aventurant à lui apporter quelques compléments (ayant pris connaissance de résultats plus récents) et exposant de manière visuelle en quoi elle me semble expliquer mes constats musicaux. Il m’a semblé enfin nécessaire d’exposer en quoi la théorie actuellement admise ne me parait pas conforme à l’observation, c’est l’objet du dernier article en date Les paradoxes de la tonotopie, avec le regret cette fois de ne pas être purement constructif… mais comment faire autrement ?

Au cours de cette petite aventure, j’ai eu la chance de converser avec l’auteur de cette théorie, le Dr Carrat, et d’entamer une série d’échanges avec une personne menant des recherches mettant à profit les mécanismes de l’audition et connaissant sa théorie, qui m’a permis d’élargir considérablement ma vision sur ce sujet (grâce à une bibliographie dense !), ainsi que sur le fonctionnement du monde de la recherche – j’ai finalement compris que, n’étant ni chercheur ni spécialiste dans aucun des domaines concernés, je n’avais aucune chance d’être écouté !

Cet article serait-il une bouteille à la mer ?

Mon attention a été ainsi presque totalement captée par ce sujet, au détriment des autres rubriques du blog ! Mais je n’ai de toute façon aucune intention d’homogénéité ni de régularité – je ne ferai donc pas de succès d’audience !

ChangeClim : round de négociation mai 2016

Les chefs de délégation des 197 Parties à la Convention Climat se réunissent à Bonn pendant deux semaines, du 16 au 26 mai, pour poser les jalons de la mise en œuvre de l’Accord de Paris.

Dixit la présidente de la COP 21, Ségolène Royal : « C’est désormais au niveau de la mise en œuvre des contributions nationales, des engagements financiers et des grandes initiatives lancées à Paris que l’impulsion politique est la plus nécessaire ».

C’est bien. Mais il faut garder à l’esprit qu’au stade actuel, les engagements des pays, les INDC, ne permettent pas d’atteindre l’objectif de l’accord de Paris, qui est de « contenir l’élévation de la température moyenne de la planète nettement en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels et de poursuivre l’action menée pour limiter l’élévation des températures à 1,5 °C ». Et en ce qui nous concerne, nous Européens, si un engagement global de l’UE a été donné, nous sommes (très) loin d’un accord entre Etats membres… compte-tenu notamment de ceux (suivez mon regard…) qui n’ont pas l’intention de renoncer à leur charbon – et de ceux (suivez à nouveau mon regard) qui ne sont pas prêts à les y aider.

Plus de détails (et lien vers programme, etc.) : Bonn, premier et dernier round de négociation avant la COP22.

Web 2.0 : pour bien commenter

Dans le numéro de janvier 2016 de Pour la Science, Gilles Dowek nous explique que le foisonnement de réactions inappropriées sur les réseaux sociaux (les « trolls ») résulte de la confusion que font les internautes entre conversation privée (au comptoir du café du coin) et conversation publique. Il conclut – avec un optimisme que nous partageons difficilement : « on peut aussi penser que, maintenant que la conversation publique est accessible à tous, la maîtrise de ses règles devrait être l’un des objectifs majeurs de l’apprentissage de la langue » : Aux origines des trolls du web.

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ChangeClim – Et après 2100 ?

Une chose me tracassait, au fil de mes lectures avant et pendant la COP 21 (article du 11 octobre 2015 ChangeClim – avant la COP 21, cf. fin d’article, du 30 novembre 2015 ChangeClim – COP J1) : les études du GIEC prennent l’année 2100, donc la fin du siècle, pour cible lors du calcul de l’élévation de la température moyenne du globe terrestre ; et au-delà, que se passera-t-il ? Comme on le verra, cette question nous conduira à percevoir une caractéristique essentielle du phénomène !

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ChangeClim – Accord historique !

Un accord tout à fait inespéré, historique par l’ampleur, car acquis à l’unanimité (les 195 pays +UE) et juridiquement contraignant, par les enjeux, et par le contenu (la cible « bien en-deçà de 2°C et autant que possible limité à 1,5°C » par rapport à l’ère préindustrielle, les garanties de justice climatique, reconnaissant des « responsabilités différenciées », incluant un objectif chiffré du fonds vert (pertes et dommages des pays du Sud.)

On pourra en retrouver l’essentiel dans l’article suivant du Monde : COP21 : un texte d’accord « historique », et regarder la vidéo où le président de la COP expose le contenu du texte – sous le titre « Le meilleur équilibre possible ». Le texte en français : Accord du 12 décembre 2015.

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ChangeClim – la COP via Le Monde

A l’attention de ceux qui ont raté des épisodes, voici une liste chronologique de liens (en bleu) vers des articles du Monde parus tout au long de la COP 21, que j’ai lus et que j’ai trouvé intéressants, qui parfois m’ont apporté un regard inattendu et fructueux, que j’ai parfois commentés ou dont j’ai extrait les grandes lignes. Cette liste rustique, « texte sans images », permettra un parcours rapide ou plus approfondi selon ce que le lecteur souhaitera. Elle s’achève sur une question d’importance : L’accord est-il vraiment juridiquement contraignant ?

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ChangeClim – COP J1 (30/11)

Quelques liens intéressants, car les journalistes nous sont bien utiles pour dégager l’essentiel et faire des synthèses, mais il est toujours bénéfique de toucher directement les sources :

  • La chaine TV : CNUCC – Chaine TV – Paris COP 21 (permet de voir les différentes conférences en direct, ou en différé – cliquer sur ON DEMAND) On peut sélectionner la traduction (« Floor » = non traduit, sinon « French » – sur le on-demand, sélection à côté du contrôle de volume sonore.)
  • Sur cette chaine, les éclarations des chefs d’états : Statements by Heads of State and Government – La Seine [part 1]. On peut aller directement à la déclaration de l’un ou l’autre d’entre eux en cliquant dans la liste dans la partie inférieure. (Dans celle-ci, B. Obama et V. Poutine.)
  • Excellente synthèse des Décodeurs du Monde concernant les « promesses » des états : COP21 : à quoi les Etats se sont-ils engagés ? On pourra consulter les promesses de chaque « partie » :  INDC – Submissions (INDC = Intended Nationally Determined Contributions). Les INDC des pays de l’UE sont en un seul document (5 pages).
  • Une excellente remise en contexte et explication du fonctionnement de la conférence en 04:18 : Comprendre le fonctionnement de la COP21 en patates ; enfin, pour ce qui est du Monde, tout est là : COP21 : Toute l’actualité sur Le Monde.fr.
  • Un ouvrage remarquable, en français, qui explique dans un langage très clair les mécanismes des changements climatiques et leurs effets : Editions Belin – Climats – Passé, présent, futur. Il est basé sur les derniers rapports du GIEC, dont il constitue une excellente synthèse pédagogique (largement accessible avec un niveau bac). Il est en outre très complet puisqu’il explique les phénomènes en jeu dans les des multiples disciplines scientifiques concernées et leurs interactions. Il reste un ouvrage volumineux, mais la partie I (50 pages) suffit à appréhender l’ensemble des phénomènes, détaillés dans les parties suivantes. [ajout du 12/12/2015]
  • Le Réseau Action Climat – France
  • Le site http://leclimatchange.fr/, qui présente les 5èmes rapports du GIEC [ajouts du 19/01/2016]