Hypothèses sur l’origine de la perception du timbre
Considérons la forme sonore temporelle des notes de musique. On caractérise communément une note par sa hauteur (fréquence), sa durée (temps), son intensité (puissance) et son timbre. En comparaison des autres caractéristiques, qui sont mesurables, il est plus difficile d’objectiver la notion de timbre. On découpe communément la durée d’une note (jouée isolément) en 3 phases : établissement (attaque), entretien (son continu dans la durée), extinction (arrêt du son par l’exécutant, résonances, retombée du sautereau du clavecin, etc.).
Notre perception du « timbre » résulte pour une bonne partie de la phase « entretien », bien que les deux autres phases, surtout « établissement », peuvent aussi être déterminantes. Au cours de la phase « entretien » le son est souvent évolutif : le volume peut être modulé par l’exécutant (archets, bois, saxos), décroissant (piano, guitare), ou constant (orgue), la richesse spectrale peut varier (enrichissement des aigus caractéristique avec la trompette par ex.). [Il y a encore d’autres phénomènes … mais nous essayons ici de simplifier !]
La forme de l’onde sonore à l’échelle de temps la plus courte, c’est-à-dire la forme de la période élémentaire pendant la phase « entretien », alors que le son peut être assimilé à un phénomène périodique (cf. phénomène périodique), caractérise fortement le timbre.

C’est ainsi que la TEC conduit à considérer cette question, là où la théorie tonotopique allait chercher – inutilement – des notions de composition spectrale. Et ce sont probablement les informations d’échantillonnage temporel au droit de chaque CCI, plus que l’échantillonnage spatial, qui permettent de discerner la forme de la période élémentaire. C’est en connaissant le détail du fonctionnement du faisceau de fibres, que l’on pourra trancher cette question, mais ces informations temporelles sont nécessairement très informatives sur celle-ci (vitesse de déplacement ou accélération de la MB).
— Publié le 7 avril 2016